Le tour des survivants : ils témoignent…
Lors du 1er Relais pour la vie en France, dans le Bas-Rhin à Diemeringen en juin 2006, l’image pouvait surprendre : plusieurs dizaines de marcheurs arborant un tee-shirt jaune sur lequel est écrit « survivant » défilant sur un stade.
« J’avais quelques réticences à le porter, c’est ostentatoire… Mais lorsque nous avons commencé le tour, j’ai été très émue », confie Valérie Louvet, traductrice.
« Le but est de dédramatiser, de porter un regard moins terrifié sur la maladie. » Marlyse, une voisine du village, enchaîne : « J’ai été guérie et je ne veux pas me cacher. Je suis venue avec mes enfants pour que les gens y croient. On peut guérir, même si c’est dur ! »
Le parrain du Relais pour la vie du Bas-Rhin (67) depuis 2006, Guy Rossi, plusieurs fois champion du monde d’ultratriathlon, est venu marcher et courir pendant 24 heures consécutives au rythme des participants. Une activité propice au dialogue. « Mon objectif n’est pas la performance sportive mais humaine. J’écoute les confidences des “survivants” et de ceux qui luttent au quotidien, qui se dépassent comme ils ne l’auraient jamais cru ! »
Lorsqu’on lui demande le secret de son endurance, à 58 ans, il évoque plutôt dans un sourire communicatif « la formidable performance humaine des sportifs handicapés. Ce sont eux qui m’aident à avancer ».

